Les espèces présentes

Grâce à son vaste territoire, de nombreuses espèces de poissons dont certaines présentent un fort intérêt halieutique : 

  • carnassiers : black-bass, brochet, sandre, perche, silure
  • cyprinidés : barbeau, gardon, goujon, vairon, carpe, tanche, brème, carassin
  • salmonidés et migrateurs : truite fario, anguille


Les carnassiers

Le sandre

Le sandre est un poisson carnassier qui fréquente les cours d’eau calmes, les lacs et les étangs. Il est originaire de Hongrie et peut mesurer jusqu'à un peu plus d’1 mètre. Sa reproduction a lieu du mois d’avril à juin quand la température de l’eau avoisine les 15°C.

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Le brochet

Le brochet est un poisson allongé, qui peut mesurer jusqu’à 1,20 m. La taille légale de capture dans les Pyrénées-Atlantiques est fixée à 60 cm. Le brochet possède une silhouette caractéristique fusiforme avec un museau plat en bec de canard et de nombreuses dents (760), celui-ci est un prédateur, un carnassier.

 

Il est aujourd’hui présent en quantités très satisfaisantes sur les plans d’eau de Bassillon, de Serres-Castet, de l’Aubin, de Boueilh, du Balaing et la retenue du Gabas.

 

L’implantation du brochet, sur des retenues d’eau où les marnages sont très importants, nécessite des aménagements du milieu adéquats. Par conséquent, l’AAPPMA Le Pesquit réalise des plantations de saules et des poses de blocs rocheux afin de diversifier le milieu, créer des caches et donc augmenter la capacité d’accueil des sites. Les niveaux d’eau très changeants, ne donnent lieu qu’à des reproductions de poissons fourrages (gardon, rotengle…) et du brochet très aléatoires. Pour pallier cela, l’association a créé des bassins RNA (reproduction naturelle aménagée) sur des sites tenus secrets.

 

La méthode RNA consiste à introduire des géniteurs (ici du brochet, sexe ratio : une femelle pour deux mâles), dans un milieu protégé (des prédateurs) et au niveau des eaux stable afin de récupérer les jeunes (fingerlings) pour les différents alevinages.

 




brochet


Le brochet aquitain

Le brochet aquitaine (en haut sur la photo) est présent dans les bassins de la Charente, de la Dordogne, de l'Eyre et de l'Adour. Il est donc fortement probable qu'il soit présent sur le territoire du Pesquit.

Trois critères permettent de l'identifier :

  • le nombre d'écailles sur la ligne latérale (inférieur à 110)
  • le museau plus court
  • la largeur des arbrures de 1 à 2 écailles (contre 4 à 5 pour E.lucius)

Ces observations doivent être complétées par une analyse génétique.

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Le black-bass

Le black-bass a une grande bouche, a un corps trapu, allongé et modérément comprimé latéralement. Ce poisson a été introduit en Europe en 1878 et en France en 1880. Il s’agit d’une espèce très prisée des pêcheurs sportifs. Elle fait donc l’objet de fréquents repeuplements, cependant son abondance reste généralement faible sur le territoire du Pesquit. L’évolution climatique actuelle pourrait favoriser l’extension de son aire de répartition.


La pêche du black-bass se fait uniquement en « no-kill » sur tous les plans d’eau gérés par l’AAPPMA, sa remise à l’eau est obligatoire. De plus l’association réalise de nombreuses caches artificielles et un suivi des zones de reproduction très approfondi pour favoriser son implantation sur certains lacs comme celui de Boueilh.




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La truite

Présente sur l’ensemble du territoire, la truite est gérée de deux façons différentes :

  • la gestion patrimoniale sur les têtes de bassin de 2nd catégorie et sur la 1ère catégorie piscicole.
  • la gestion d’usage sur les partie aval de la 2eme catégorie piscicole par du rempoissonnement en truites arc en ciel.
 

Depuis plusieurs années, nous avons remarqué le retour de la truite sur nos cours d’eau. Dans le cadre du programme SOURCE, nous réalisons un suivi des frayères à truite sur les têtes de bassins et les affluents. Des nids ont été recensés, des zones où le potentiel de fraie est important également. Ce suivi a lieu de novembre à février. Ce travail met en évidence la nécessité de conserver des affluents en très bon état, ils sont le berceau des populations de truites fario du Nord-Est du département. Les résultats obtenus lors de la pêche électrique d’inventaire sont très encourageants. Lorsque la qualité du milieu est satisfaisante pour accueillir la truite, la population piscicole augmente. L’A.A.P.P.M.A le Pesquit a stoppé depuis 5 ans tous les alevinages en truitelles (que ce soit depuis les œufs, depuis les écloseries ou autre alevins d’automne ou Alevibox) préférant travailler sur le milieu. Le nombre de truitelles présentes est aujourd’hui largement supérieur que lors des différentes campagnes d’alevinage passé.


L’association réalise des pêches d’inventaire piscicole en partenariat avec la Fédération des Pyrénées Atlantiques, afin de suivre le mieux possible, l’évolution des populations.









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La carpe

La carpe commune se rencontre de la zone à barbeau aux milieux saumâtres où elle peut effectuer son cycle biologique. C’est un poisson typique des cours inférieurs (zone à brème) et des milieux lentiques (étang, bras morts, retenues collinaires). Elle se complaît dans les eaux à fond vaseux où la végétation est dense. Elle préfère les eaux relativement chaudes (entre 15 et 25°C).


Sur le territoire de l’AAPPMA, la pratique de la pêche de la carpe est en plein essor. Nous proposons une diversité importante de parcours et notamment de parcours en pêche de nuit. Ainsi, il est possible de pratiquer la pêche de la carpe de nuit aux moyens d’esches végétales, depuis la berge avec obligation de remettre le poisson vivant pris dans son milieu naturel dans les plans d’eau suivants : Corbère, Bassillon, Balaing, Ayguelongue, Serres Castet et Gabassot. Pour les autres poissons blancs comme le gardon, la brème et le rotengle, nous travaillons comme pour le brochet à partir de nos bassins RNA. Cette méthode nous permet d’aleviner régulièrement les plans d’eau pour développer la pêche au coup puisque nous pouvons remédier aux années de sécheresse et d’assec des frayères.





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Les écrevisses


Ecrevisse à pieds blancs ou « à pattes blanches » (Austrapotamolius pallipes ) (APP)

Ecrevisse française par excellence, son aire de répartition originelle s’étend de la péninsule ibérique aux îles britanniques. Elle est reconnaissable à son céphalothorax présentant une série d’épines bien visibles en arrière du sillon cervical, à son rostre à bords convergents se terminant en triangle.

Un habitat diversifié, ainsi qu’une bonne qualité de l’eau sont indispensables aux populations d’écrevisses à pieds blancs. La croissance est lente et la prolificité moyenne. L’espèce est détritivore, son régime alimentaire varie en cours d’année en fonction des proies disponibles : larves d’insectes, débris végétaux, cadavres de poissons.

La pêche de l’écrevisse à pieds blancs est interdite.

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Ecrevisse Turque ou « à pattes grêles » (Astacus Leptodactilus) (ASL)

Introduite en France en 1960, elle est en provenance du bassin de la mer Noire et de la mer Caspienne. Elle est sensible à l’aphanomycose. Elle possède de nombreuses épines sur le céphalothorax, un rostre à bord parallèles et dentés et des pinces allongées et grêles. De croissance rapide, c’est l’espèce la plus importée à l’état vivant pour la consommation humaine. Elle a été introduite dans presque toute la France (retenues collinaires, piscicultures d’étangs…).

La pêche de l’écrevisse à pattes grêles est interdite.


Ecrevisse rouge de Louisiane (Procambarus clarkii) (PCC)

Introduite en Europe en 1970, elle est reconnaissable à sa coloration généralement rouge, à la présence d’un éperon sur le carpopodite et à ses nombreuses épines sur le céphalothorax. Son rostre à bord convergent forme une gouttière très marquée. Il s’agit d’une espèce particulièrement bien adaptée aux eaux chaudes et stagnantes.

Très prolifique, elle peut faire plusieurs pontes dans la même année. Elle a également une croissance très rapide. Cette espèce résiste au gel et peut parcourir 15 km en 5 jours. Elle est responsable de la destruction des berges, de la disparition d’herbiers et provoque des maladies ravageuses dans les populations d’écrevisses à pieds blancs.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.



Ecrevisse de Californie ou écrevisse « signal » (Pacifastacus lenisculus) (PFL)

Espèce originaire du nord-ouest des Etats Unis, elle a été introduite en Europe en 1960 et en France en 1974-76. C'est une écrevisse agressive aux pinces et au céphalothorax lisses. Une tache blanche ou bleutée est présente à la commissure des pinces. Le dessous des pinces est rouge vif. C’est l’espèce la plus dangereuse pour l’écrevisse à pieds blancs car elle occupe la même niche écologique. Cette espèce est très prolifique et il s’agit d’un prédateur redoutable pour les autres écrevisses et pour les poissons. Son régime alimentaire est carné.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.


Ecrevisse américaine (Orconectes limosus) (OCL)

C’est la première espèce américaine introduite en Europe, en 1890 en Allemagne et 1911 en France. Cette espèce est probablement responsable de l’introduction de la peste de l’écrevisse sur le continent européen. L’espèce possède des taches brunes à rougeâtres sur la queue, bords du rostre parallèles, formant une gouttière faiblement marquée. L’écrevisse américaine affectionne plus particulièrement les eaux calmes et chargées en matières organiques, mais occasionnellement on peut la trouver dans les eaux courantes. Cette espèce est détritivore.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.


Les plantes invasives


Sur les lacs et les cours d’eau du Pesquit plusieurs espèces invasives sont présentes.

La jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora, famille des onagracées)

Cette plante est vivace, fixée, amphibie et se développe en milieu aquatique jusqu’à deux à trois mètres sous la surface de l’eau dans les eaux stagnantes et faiblement courantes ou terrestres (très difficile à gérer).

Commerce, utilisation et introduction dans le milieu naturel est interdit par un arrêté du 2 mai 2007.

Le grand lagarosiphon (Lagarosiphon major, famille des hydrocharitacées)

C’est une plante aquatique toujours immergée qui est originaire d’Afrique du sud. Elle a été introduit pour l’ornementation des bassins. Elle vit dans des eaux stagnantes sur fond vaseux ou sableux.

Cette espèce pousse à une profondeur maximale de sept mètres.

Myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum, famille des haloragacées)

Elle est amphibie et originaire d’Amérique tropicale et sub-tropicale. Elle vit dans les milieux stagnants ou à faible courant mais aussi sur des fonds sableux ou vaseux.


Renouées Asiatiques (Reynoutria japonica, famille des polygonacées)

C’est une plante herbacée vivace, originaire de l’Himalaya, de Chine, du Japon et de l’île de Sakhaline pouvant atteindre 1 à 4,5 mètres de haut. Elle vit dans les milieux frais et riches en azote.


La balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera, famille des balsaminacées)

Il s'agit d'une plante herbacée originaire de l’Himalaya qui peut mesurer de 50 cm à 3,5 mètres.

Elle préfère les sols humides, azotés et les milieux anthropisés.

Amis pêcheurs, afin de limiter la propagation de ces espèces invasives, comme mesure de prophylaxie, il est recommandé de bien nettoyer ses bottes, ses waders ou ses chaussures avant de changer de site de pêche. Merci








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