Veille réglementaire

Réglementation Générale


Interdiction de vente

Il est interdit aux pêcheurs amateurs en eau douce de vendre le produit de leur pêche.


Procès-verbaux

Tout procès-verbal dressé pour infraction aux dispositions relatives à la police de la pêche, entraîne automatiquement : d’une part, le paiement de dommages-intérêts (transaction civile) à la Fédération en général, d’autres part, le paiement d’une amende pénale à l’administration. Dans les cas de refus de paiement de la transaction civile, de récidive ou de délits graves, l’affaire relève des tribunaux.


Pollution et braconnage

Prévenir l’AAPPMA Le Pesquit au 05 59 04 59 36 ou téléphoner à la gendarmerie, ou à la Fédération de pêche au 05 59 84 98 50. Vous pouvez également joindre les services de l’O.N.E.M.A au 05 59 84 68 09.


Suivi des pollutions

L’AAPPMA est chargé de la protection des milieux aquatiques, et par conséquent, elle suit au plus prés les problèmes de pollutions sur son territoire. Ainsi l’association sert de relais aux différents services de l’état comme l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) et la Gendarmerie et peut se porter partie civile.

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Modes de pèches prohibés

Il est interdit :
1 - d’établir des appareils, d’effectuer des manœuvres, de battre la surface de l’eau en vue de rassembler le poisson afin d’en facilité la capture
2 - de pêcher à la main ou sous la glace ou en troublant l’eau ou en fouillant sous les racines et autre retraite fréquentées par les poissons. Toutefois, pour la pèche à la ligne du goujon, le pilonnage effectué par le pêcheur lui-même est autorisé
3 - d’employer tous procédés ou de faire usage de tous engins destinés à accrocher le poisson autrement que par la bouche. Toutefois, est autorisé pour retirer de l’eau le poisson déjà ferré, l’emploi de l’épuisette et de la gaffe
4 - de se servir d’armes à feu, de fagots, de lacets ou de collets, de lumière ou de feux sauf pour pêche de la civelle, de matériel de plongée subaquatique
5 - de pêcher à l’aide d’un trimmer ou d’un engin similaire
6 - d’utiliser des lignes de traîne
7 - de pêcher aux engins et filets dans les zones inondées
8 - pendant la période d’interdiction spécifique de la pêche du brochet, la pêche au vif, au poisson mort ou artificiel et aux leurres susceptibles de capturer ce poisson de manière non accidentelle et interdite dans les eaux de la seconde catégorie. Cette interdiction ne s’applique pas à la pêche du saumon dans les parties de cours d’eau classés comme cours d’eau à saumon
9 - d’appâter les hameçons et autre engins avec :
- les poissons des espèces pour lesquelles une taille minimum de capture a été fixée
- des espèces qui sont susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques
- l’anguille ou la chair d’anguille
10 - d’utiliser comme appât ou amorce :
- les œufs de poissons, soit naturels, (frais ou de conserve ou mélangés à une composition d’appât), soit artificiels
- dans les eaux de première catégorie, les asticots et autres larves de diptères, sauf dispositions particulières dans les Pyrénées-Atlantiques


Rapport Garderie Pesquit Année 2012

La garderie sur le Nord Est du département durant l’année 2012 a mis en évidence quelques paramètres importants :
- Les quatre espèces les plus recherchées par les pêcheurs sur le nord est des Pyrénées Atlantiques sont : le sandre, le brochet, la truite et la carpe.
- La pêche au coup à la grande canne ou à l’anglaise est très peu développée.
- La pêche du carnassier est la pratique dominante.
- La pêche de la carpe de nuit est très pratiquée sur les plans d’eau de Corbères et Bassillon.
- Les pêcheurs ont déserté les berges du 20 juillet au 20 octobre. En cause : les niveaux d’eau trop faibles sur les retenues d’irrigation et les débits trop forts sur les rivières réalimentées.
- Les pêcheurs sont majoritairement des locaux et en provenance des Pyrénées Atlantiques et des départements voisins (40, 32, 65) pour pratiquer sur 1 journée.
- Très peu de jeunes pêcheurs < 18 ans ont été observés au bord de l’eau cette année.
- Neufs infractions sur la pratique de la pêche ont été relevées (Pêche sans carte, pêche depuis la digue, pêche avec 4 cannes et non respect de la taille minimale de capture pour la truite).
- Il existe encore de nombreuses décharges sauvages en bordures des affluents des rivières principales. (Un rapport perturbation est établi et remis aux autorités compétentes).
- Une constatation a été réalisée pour travaux sans autorisation.
- Une constatation pour piétinements entraînant une dégradation de l’habitat piscicole.
- Une constatation pour pompage sans autorisation.

L’ensemble des constatations ont été transmises à un agent de l’ONEMA avec cartographie, coordonnées GPS et détail de l’infraction.

Les techniciens de l’AAPPMA sont des agents assermentés qui réalisent des contrôles tout au long de l’année.

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Connaissance des écrevisses


Ecrevisse à pieds blancs ou « à pattes blanches » (Austrapotamolius pallipes ) (APP)

Ecrevisse française par excellence, son aire de répartition originelle s’étend de la péninsule ibérique aux îles britanniques. Elle est reconnaissable à son céphalothorax présentant une série d’épines bien visibles en arrière du sillon cervical, à son rostre à bords convergents se terminant en triangle.

Un habitat diversifié, ainsi qu’une bonne qualité de l’eau sont indispensables aux populations d’écrevisses à pieds blancs. La croissance est lente et la prolificité moyenne. L’espèce est détritivore, son régime alimentaire varie en cours d’année en fonction des proies disponibles : larves d’insectes, débris végétaux, cadavres de poissons.

La pêche de l’écrevisse à pieds blancs est interdite.

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Ecrevisse Turque ou « à pattes grêles » (Astacus Leptodactilus) (ASL)

Introduite en France en 1960 en provenance du bassin de la mer noire et de la mer caspienne. Sensible à l’Aphanomycose. Nombreuses épines sur le céphalothorax, rostre à bord parallèles et dentés, pinces allongées et grêles. De croissance rapide, c’est l’espèce la plus importée à l’état vivant pour la consommation humaine. Elle a été introduite dans presque toute la France (retenues collinaires, piscicultures d’étangs…).

La pêche de l’écrevisse à pieds blancs est interdite.


Ecrevisse rouge de Louisiane (Procambarus clarkii) (PCC)

Introduite en Europe en 1970, elle est reconnaissable à sa coloration généralement rouge, à la présence d’un éperon sur le carpopodite et à ces nombreuses épines sur le céphalothorax. Son rostre à bord convergent forme une gouttière très marquée. Il s’agit d’une espèce particulièrement bien adaptée aux eaux chaudes et stagnantes.

Très prolifique, elle peut faire plusieurs pontes dans la même année. Elle a également une croissance très rapide. Cette espèce résiste au gel et aux à sec et peu parcourir 15 Km en 5 jours. Elle est responsable de la destruction des berges, de la disparition d’herbiers et provoque des maladies ravageuses dans les populations d’écrevisses à pieds blancs.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.




Ecrevisse de Californie ou écrevisse « signal » (Pacifastacus lenisculus) (PFL)

Espèce originaire du nord-ouest des Etats Unis, introduite en Europe en 1960 et en France en 1974-76. Ecrevisse agressive aux pinces et au céphalothorax lisses. Une tache blanche ou bleutée est présente à la commissure des pinces. Le dessous des pinces est rouge vif. C’est l’espèce la plus dangereuse pour l’écrevisse à Pieds Blancs car elle occupe la même niche écologique. Cette espèce est très prolifique et il s’agit d’un prédateur redoutable pour les autres écrevisses et pour les poissons. Son régime alimentaire est carné.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.


Ecrevisse américaine (Orconectes limosus) (OCL)

C’est la première espèce américaine introduite en Europe, en 1890 en Allemagne et 1911 en France. Cette espèce est probablement responsable de l’introduction de la peste de l’écrevisse sur le continent européen. L’espèce possède des taches brunes à rougeâtres sur la queue, bords du rostre parallèles, formant une gouttière faiblement marquée. L’écrevisse américaine affectionne plus particulièrement les eaux calmes et chargées en matières organiques, mais occasionnellement on peut la trouver en eau courantes. Cette espèce est détritivore.

Cette espèce est classée nuisible, il est interdit de la transporter vivante.


Connaissance des plantes invasives


Sur les lacs et les cours d’eau du Pesquit plusieurs espèces invasives sont présentes :
- La jussie à grande fleurs (ludwigia grandiflora) qui fait partie de la famille des onagracées, originaire d’Amérique du sud.
Cette plante est vivace, fixée, amphibie, et se développe en milieu aquatique jusqu’à deux à trois mètres sous la surface de l’eau dans les eaux stagnantes et faiblement courantes ou terrestre (très difficile à gérer).
Commerce, utilisation et introduction dans le milieu naturel est interdit par un arrêté du 2 mai 2007.

- Le grand lagarosiphon (lagarosiphon major), fait partie de la famille des hydrocharitacées.
C’est une plante aquatique toujours immergée qui est originaire d’Afrique du sud introduit pour l’ornementation des bassins. Elle vit dans des eaux stagnantes sur fond vaseux ou sableux.
Cette espèce pousse à une profondeur maximale de sept mètres.

- Myriophylle du Brésil (myriophyllum aquaticum) de la famille des haloragacées.
Elle est amphibie et originaire d’Amérique tropicale et sub tropicale. Elle vit dans les milieux stagnants ou à faible courant mais aussi sur des fonds sableux ou vaseux.

- Renouées Asiatiques (reynoutria japonica) de la famille des polygonacées.
C’est une plante herbacée vivace, originaire de l’Himalaya, de Chine, du Japon et de l’île de Sakhaline pouvant atteindre 1 à 4.5 mètres de haut. Elle vie dans les milieux frais et riches en azote.

- La balsamine de l’Himalaya (impatiens glandulifera) de la famille des balsaminacées.
Plante herbacée originaire de l’Himalaya qui peut mesurer de 50 cm à 3.5 mètres.
Elle préfère les sols humides, azotés et les milieux anthropisés.

Amis pêcheurs, afin de limiter la propagation de ces espèces invasives, comme mesure de prophylaxie, il est recommandé de bien nettoyer ses bottes, ses waders ou ses chaussures avant de changer de site de pêche.
Merci

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